référendum

 Renaud Dozoul
Lundi 23 Avril 2007

Bonjour à tous,
Une réaction, suite à l'avalanche de messages qui me sont parvenus cette semaine m’invitant à éviter le « sarko-le pen » soit-disant pronostiqué par les RG.
10,5%.
Vous avez vu ce chiffre comme moi. Qu’en dire.
Soit les RG sont complètement dans les choux et il est temps de changer de services secrets, soit la gauche française, à court d’idées pour battre Sarkoy ET Bayrou a décidé de ressortir les vieux épouvantails du placard, quitte à monter une opération de mensonge sur le dos des RG.
Ce n’est pas très rassurant sur le plan de l’intégrité médiatique, et encore moins sur le plan du projet politique ! Il ne reste plus qu’une seule idée dans le panier socialiste : « battre Sarkozy ».
Je l’ai retourné dans tous les sens ce programme, pour espérer y trouver quelque chose qui me donne envie de soutenir le projet de Ségolène Royal.
Je suis resté un peu gêné. Gêné devant une gauche qui semble ne plus vouloir regarder le monde.
Je ne comprends pas avec quelle honnêteté on peut dire « je vais lutter contre la vie chère », mais vouloir que les produits soient fabriqués en France, sans délocaliser, en travaillant 35 heures, payées 1500 Euros au Smic. (ce qui revient à vouloir payer sa chemise 10 euros, mais qu’elle soit fabriquée par un ouvrier Français qui travaille peu en étant payé beaucoup.)
Je ne comprends pas comment on peut être fier de nos dispositifs d’assistance aux exclus, (ce qui reviens à être fier d’un échec) alors qu’on ne pourrait être fier que d’une seule chose, c’est que tout le monde travaille !
Je ne comprends pas enfin pourquoi cette gauche refuse de regarder l’évidence : A force de charger l’emploi, et de sur-sécuriser le salarié, la machine a fini par se retourner, et le résultat est celui-ci :
-Les seules structures qui arrivent à absorber de telles conditions sont les grands groupes (TOTAL, SANOFI, BOUYGUES…), qui sont assurés que la concurrence des plus petits n’est pas prête de venir les déranger car les salaires et les charges ne sont pas grand choses dans les énormes flux financiers qu’ils déplacent (ce qui n’est évidemment pas le cas des petites et moyennes entreprises).
-Nos coûts de production sont devenus tels que les produits français ne sont non seulement plus compétitifs à l’étranger, mais même plus compétitifs en France ! Donc à force de ne plus vendre à personne, on n’aura effectivement bientôt plus beaucoup de travail à se partager…
-si demain, une entreprise doit passer au Smic à 1500 euros, comment va-t-elle compenser ? En augmentant les prix de ses produit (contribuant à la fameuse « vie chère ») ? En licenciant (contribuant au chômage)? en payant tous ses employés au SMIC (contribuant à démoraliser les classes moyennes qui espéraient faire des études) ?
Je n’arrive pas à comprendre comment on en est arrivés là. Comment notre gauche a-t-elle fini par faire le jeu du libéralisme le plus dur sans même s’en rendre compte.
Je suis consterné d’entendre Robert Hue assener que le fait que certains électeurs aient quitté le vote Front national pour aller vers Nicolas Sarkozy était la preuve que c’était un homme dangereux pour la démocratie. Faut-il rappeler à monsieur Hue que beaucoup d’électeurs du FN sont d’anciens communistes qui se sont sentis abandonnés par la gauche ?
Malheureusement, je crois qu’aujourd’hui, si la gauche joue dans l’affect et le « tout sauf sarko », c’est parce qu’elle a peur d’être doublée à gauche ! Peur que les électeurs se rendent compte le programme de Sarkozy est finalement bien plus réaliste, plus susceptible d'accompagner les exclus vers le travail, et donc plus à même d’enrayer la descente de la France dans les classements de richesse et de développement. Peur que les électeurs se rendent compte que « la peur de Sarko » est une supercherie car je crois vraiment que Sarkozy n’est pas un homme de haine, mais au contraire, comme beaucoup d’immigrés reconnaissants, un homme soucieux que l’on aime et respecte le modèle républicain à qui il estime devoir beaucoup.

Je n’ai jamais eu l’intention de faire du prosélytisme électoral, car chacun a mon plus grand respect dans ses choix politiques, mais l’idée que l’élection du président de la république se transforme en « référendum anti-sarkozy » comme je l’ai entendu hier me déçoit terriblement, et je compte sur nous tous pour rester dans un débat d’idées démocratique et sans amertume.

Excellente semaine à tous,

Renaud Dozoul.





Votre nom :


Votre email :
 (non publié)


Message
B i u  QUOTE  URL  IMG
Balise embed   Annuler ou
Votre vidéo sera affichée en dessous de votre post.



publicité marketing et référencement