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Politique des noms dans les rédactions

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En tant que citoyen, je m'interroge : pourquoi dans certains faits divers seul le prénom des protagonistes apparait, pourquoi parfois apparaissent les noms et prénoms ? Discrimination ? Problèmes juridiques ? le débat est ouvert !



Mon observation porte sur 2 articles d'un même média, le Parisien suite à la question d'une amie.

Pourquoi dans certains cas un journaliste donne le prénom d'un protagoniste, et pas le prénom ET le nom comme dans d'autres cas :

comparez ici :
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/UN-HOMME-EGORGE-SA-FEMME-ET-SES-DEUX-ENFANTS_298478311
et ici :

http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/UNE-MERE-DE-FAMILLE-CONDAMNEE-A-8-MOIS-DE-PRISON-AVEC-SURSIS-POUR-PROPOS-ANTISEMITES_298476574

Est-ce qu'il y a une logique ? une discrimination inconsciente ? Une précaution eu égard à l'attente du jugement dans le premier cas, et au fait que le jugement ait été rendu dans le second cas ?

Il serait souhaitable qu'un journaliste puisse nous répondre, car ce genre de constat fait beaucoup de mal à l'image des journalistes dans l'opinion publique, et peut faire soupçonner au pire un racisme larvé, au mieux un manque de rigueur.

Voici la réponse donnée par un journaliste sur le forum du site Categorynet.com

"Je dirais que le premier est encore présumé innocent, et que la seconde a été condamnée. En faits div, dans mon canard, on ne donne les noms qu'une fois que le renvoi devant un tribunal (correctionnelle ou Assises) a été prononcé. A partir de ce moment là, on considère que les charges sont suffisantes. La justice étant par ailleurs rendue publiquement, le nom de famille est de toute façon divulgué à l'audience.

Quand Lydie Debaine a noyé sa fille, chez nous, à l'époque, la faits diversière n'a donné que les prénoms : Lydie, Fernand, Anne-Marie. Pourtant, elle connaissait le nom de famille, avait rencontré le père, publié une photo de la fille etc. Quand j'ai annoncé le procès, en revanche, on a publié son nom de famille.

Les victimes, c'est un peu différent. Ca dépend de l'affaire. Dans les histoires de moeurs, on évite. Et les mineurs, coupables ou victimes, on choisit un pseudo.
Après, je reconnais que c'est un peu hypocrite : un Kader qui habite Orgemont et qui a tué "sa femme Salhia (35 ans) et ses deux enfants, Yonès (4 ans) et Inès (6 ans)", bon, quand on est du coin, c'est pas bien difficile de l'identifier... Et même si les flics n'ont pas donné le nom de famille aux journalistes, le premier faits diversier qui va faire son boulot sur le terrain le chope sur la boîte aux lettres ou auprès des voisins... Mais ce n'est pas pour autant qu'il le publie.

Je suppose que d'autres ont des réponses différentes à fournir, ou peuvent compléter... Ca m'intéresse aussi !"

voir la source

Pierre de Beauvillé


1. Posté par Grillon le 24/05/2008 11:27
Le problème ne me semble pas concerner les particuliers. Les journalistes de faits-divers, comme ceux du "Nouveau Détective", appliquent la règle que vous évoquez. Mais, me semble-t-il, plutôt les noms des responsables de la justice, ou des psychiatres, qui prennent, par négligence ou par bêtise, des décisions d'emprisonnement ou de mise-en-liberté, ayant des conséquences graves. Il semble qu'ils échappent, en bloc, à tout jugement, beaucoup plus que les policiers, par exemple,. Et les journalistes, on les comprend, sont d'une prudence, extrême et excessive.

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