Jeudi 24 Juillet 2008
3:11
AQIT

Citoyens et médias, ensemble pour la qualité de l'information !

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L'appel du 18 juin de l'OFM

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Débat autour de la référence au 18 juin choisie par l'OFM (Observatoire Français des Médias) en juin 2004 dans un appel contre la concentration des médias.



Le 18 juin,

Pour info, vous trouverez ci-après l'appel du 18 juin 2004 de l'OFM (Observatoire Français des Médias), dont on peut douter que le Général de Gaulle l'aurait soutenu, tant l'amalgame qui est notamment fait entre marchands d'armes et forces du mal est contestable. Rappelons que dans 'Général De Gaulle', il y a 'Général', et rappelons également que la France fut libérée des oppresseurs avec ... des armes.

Utiliser le symbole gaullien pour servir une cause pareille (la lutte anti-globalisation, et non pro-acuité des citoyens, ne nous trompons pas) me paraît donc déplacé, et hors-sujet.

Ca me rappelle quand Attac (dont le président est signataire de l'appel de l'OFM) utilise une thèse de Tobin, la taxation des capitaux, alors que celui-ci est un ultra-libéral et qu'il dénigre complètement l'association : « On s'est abusivement servi de mon nom pour des priorités qui ne sont pas les miennes. [...] Je défends le libre échange. De plus, je soutiens le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque mondiale et l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), tout ce à quoi ces mouvements s'en prennent. On détourne mon nom ».

Source : James Tobin, Der Spiegel du 1er septembre 2001, repris dans Le Monde du 11 septembre 2001

Il semble en effet que la force du symbole (qu'on retrouve avec José Bové et son Mc Do, dans la même mouvance) soit plus importante que le sens et la logique de la démarche.

Mais au fait : l'OFM ne dénonce pas dans son "appel" le fait qu'il n'y a que 3 agences mondiales d'information... Cela ne date pourtant pas d'hier, et la concentration de la presse, et donc son pluralisme dépend aussi et surtout de la diversité des sources qu'elle utilise. Mais cela vient sans doute du fait que ces agences mondiales ont été créées par des Etats, et non par des multinationales, ce qui sort de leur grille de lecture habituelle et simpliste me semble-t-il.

A la limite, j'ai envie de dire : peu importe à qui appartiennent les médias, tant qu'ils oeuvrent au développement de l'acuité des citoyens.

La question qui m'intéresse est la suivante : avant d'être détenus par les marchands d'armes, les médias avaient-ils plus comme objectif qu'aujourd'hui le fait de développer l'acuité des citoyens ? A ma connaissance, non.

Ci-après : un texte de De Gaulle plein de nuances sur les armes, puis l'appel de l'OFM.

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"La destruction est leur oeuvre. A leur bilan s'inscrit un total odieux de vies brisées, de biens disparus, d'Etats mis en poudre. On ne compterait point ce qu'elles ont gaspillé de travaux, éteint d'efforts, empêché de bien-être. Friches, incendies, famines, voilà leurs beaux résultats. Mais, à combien d'hommes leur protection permit-elle de naître et de vivre ? Sans leur concours quelle tribu, quelle cité, quelle nation se fussent établies ? Que de moissons ont pu croître, d'artisans produire parce qu'elles les gardaient ! A quel progrès matériel n'ont-elles pas lié leur destin ? Comment mesurer ce que les richesses, les voies, les navires, les machines doivent aux désirs des conquérants ? [...]
Les armes ont torturé mais aussi façonné le monde. Elles ont accompli le meilleur et le pire, enfanté l'infâme aussi bien que le plus grand, tour à tour rampé dans l'horreur ou rayonné dans la gloire. Honteuse et magnifique, leur histoire est celle des hommes. Elles sont générales, multiples, éternelles, comme la pensée et comme l'action."
Source : Charles de Gaulle, Le fil de l'épée, p.191, éditions Berger-Levrault, 1944, et Librairie Plon, 1999 pour la présente édition.

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"Appel du 18 juin 2004 de l'Observatoire français des médias contre la concentration et la mainmise financière sur les médias

Aujourd'hui, 18 juin 2004, est un triste jour pour l'indépendance des moyens d'information, de communication et d'éducation.


La firme du fabricant d'armes Dassault est autorisée par l'Union européenne à prendre le contrôle de 70 publications dont Le Figaro, L'Express et un tiers de la presse quotidienne régionale, auparavant
détenues par le groupe Hersant.

Un autre fabricant d'armes, Lagardère, déjà à la tête d'un empire dans la presse, l'édition, la distribution et l'audiovisuel s'est emparé, il y a peu, du pôle édition de Vivendi Universal, créant ainsi une situation de quasi monopole avec l'assentiment du gouvernement français.

C'est finalement le holding financier Wendel, dont le président, Ernest-Antoine Seillière, est aussi celui du MEDEF, qui vient de s'emparer d'Editis, deuxième groupe français et éditeur d'une très grande part des dictionnaires et des manuels scolaires.

L'association voulue par le gouvernement Raffarin entre TF1 et les chaînes de télévision publiques en vue de créer CII, la Chaîne d'Information Internationale, financée par des fonds publics mais dirigée par le groupe de B.T.P. Bouygues, est en passe d'être acceptée par la Commission de l'Union européenne.

Enfin, une nouvelle loi adoptée le 3 juin vient d'assouplir les règles anti-concentration, notamment en ce qui concerne les autorisations d'émission des télévisions régionales.

Sans cesse, le contrôle de quelques firmes sur le journalisme et la communication parvient à s'étendre, sans susciter la réaction appropriée de quelque autorité ou pouvoir.
Sans cesse, la stratégie de mainmise du pouvoir politique sur les moyens d'information renforce les moyens de diffusion des doctrines les plus favorables aux intérêts financiers.

La liberté d'expression est une composante essentielle des libertés publiques.
Le droit à une information de qualité, à des conditions de travail des journalistes conformes aux impératifs de leur métier et à un traitement équilibré et honnête de l'actualité et des débats publics est un combat que doivent soutenir les démocraties.

Nous appelons à l'action de tous et à l'engagement des forces politiques pour défendre le droit à une information libre et pluraliste."

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le 18 juin

Bonjour,

face à cet Appel de l'OFM, sur lequel je ne suis pas aussi critique, ce qui me gêne c'est le "deux poids, deux mesures" :

- effectivement, pourquoi ne pas se plaindre d'une certaine concentration idéologique et culturelle dans les médias et les agences de presse, si on est avant tout pour le pluralisme ?

- et si c'est la liberté d'expression qui est défendue, pourquoi les mêmes signataires ne protestent-ils pas contre l'attitude de la France, qui veut actuellement bloquer nombre de contenus sur le net et créer encore plus de lois ? (Voir les articles récents notamment dans Libération : "nettoyer internet de la haine"...).

On pourrait donc demander aux signataires pourquoi leur attachement à la liberté d'expression est sélectif (si du moins il l'est, pour ceux des signataires qui veulent "réguler" internet) ; auquel cas, il vaudrait mieux ne pas se réclamer de ce principe !


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Le 19 juin

Salut à tous

Je suis vraiment étonnée(...). Bien sûr, on peut "libérer" un pays avec les armes. Pourtant, je ne vois pas comment on peut exercer la démocratie en donnant le pouvoir aux groupes d'armement.

Tout employé met sa force de travail à disposition de son employeur, qui en échange lui assure une rémunération. Un journaliste employé par un marchand d'armes voit forcément son travail modifié. Pas par de la censure, avec quelqu'un qui viendrait surligner et corriger ses articles. Mais par l'autocensure de journalistes, souvent employés en contrats précaires, et qui deviennent soucieux d'éviter de faire des vagues de peur de perdre leur emploi. Les groupes d'armements influencent donc les contenus de presse de manière à la fois plus insidieuse, et plus dangereuse pour l'indépendance de l'info, et par conséquent le développement de l'acuité des citoyens.

Tu te demandes si, avant les acquisitions, les médias s'intéressaient d'avantage à l'acuité des citoyens ? Pour moi oui, c'est certain. Simplement parce que les journalistes eux-mêmes, moins fragilisés économiquement, donc plus soudés et plus libres quant à leurs mouvements, étaient une force de contre-proposition qui n'existe plus aujourd'hui. La précarisation des emplois (de plus en plus de pigistes, de journalistes en CDD, de "petits salaires") entraînent une frilosité qui nuit à la liberté d'expression.

Enfin, faire l'apologie des armes sur une liste destinée à développer l'acuité des citoyens me paraît tout à fait déplacé. Car si l'histoire se souvient surtout des libertés qu'elles ont pu entraîner, elle semble passer un peu vite sur les vies humaines détruites. Et le dernier exemple en date me parait pertinent : honnêtement, qu'ont apporté pour la liberté de l'humanité les armes déployées pendant la guerre en Irak ??

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Le 19 juin
Bonjour,

Comme vous, j'ai aussi été quelque peu dérangé par le message sur les armements (les producteurs d'armes qui non seulement détruisent des vies en cas de guerre, mais aussi estropient après les guerres, je songe aux mines et à leurs dégâts) ; ceci donne l'occasion de rappeler que les messages des uns ou des autres membres d'AQIT, y compris membres du Bureau, n'engagent que leurs auteurs et ne qualifient en aucune façon une "ligne" éditoriale ou autre de l'Association - sauf des messages dont le caractère officiel est évident.

Bien au contraire, nous pouvons avoir des opinions très différentes - voire opposées ou adverses - sur certains sujets, en débattre publiquement sur cette liste. L'un des intérêt d'AQIT, de ses parti-pris fondateurs (et ça c'est officiel !), est de assembler des personnes d'opinions et d'horizons divers, avec tous les frottements que cela peut impliquer, et des prises de positions individuelles qui peuvent étonner par leur contraste sur certaines questions...

L'essentiel est de rester en accord sur le Texte fondateur, qui lui nous rassemble, et qui bien sûr figure sur le site.

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Le 19 juin

Pour compléter les pertinents commentaires du premier message, a noter parmi les signataires, Ignacio Ramonet un grand soutien de Fidel Castro, lequel est un grand ami de la liberté de la presse comme tout le monde sait...

Dommage car cet appel a le mérite de son effet d'alerte. On aurait aimé qu'en France il y ait plus de voix s'interrogeant sur l'entrée en force
de Dassault dans le Fig & L'Express (cf. ce qu'ils ont fait de Valeurs actuelles). Mais il lui manque quelques coups de balais dans la liste de signataires, et LA question: pourquoi l'incursion dans la presse des groupes non spécialisés dans les médias est une spécificité française? Pourquoi nos journaux sont structurellement en état de mendicité? Probablement parce que la qualité du journalisme n'est pas assez valorisée.


Le 24 juin

Bonjour,

(...) Je suis aussi choquée par les propos du premier mail, qui ne semble pas comprendre pourquoi la concentration des médias aux mains de quelques uns est dangereuse - Sur ce sujet, je fais confiance à Armand Mattelart qui est un spécialiste de la communication globale - Il consacre ses recherches à analyser les flux d'information et les agences de presse -

A lire : - L'invention de la communication- La Découverte / poche et - La communication-monde - La Découverte/poche

Les dispositifs de propagande pendant la guerre froide - que ce soit du côté Urss ou usa ont été mis à plat depuis longtemps -

Enfin, le nom de De Gaulle est déplacé dans un tel débat, car les médias français n'étaient pas vraiment libres quand il était au pouvoir -

La question n'est pas d'être pro- ou anti militariste dans une telle affaire (le rachat par Dassault) - Il aurait été plus honnête de citer les mahatma Gandhi pour critiquer des marchands d'armes ! (mais citer Tobin pour un projet de taxe n'est pas honnête non plus - je suis d'accord) - Mais nous savons que les marchands d'armes sont très puissants et donc influents - cela suffit pour alerter les citoyens - Derrière Dassault se cachent un grand nombre d'annonceurs publicitaires - Le danger est évident - Un annonceur a tendance à se retirer quand le média met en danger son développement - Ce n'est pas une vue de l'esprit - j'ai travaillé dans une régie publicitaire et je pestais aussi quand un article menaçait de me faire perdre un client (j'ai changé de métier...)

Donc dire "peu importe à qui appartiennent les médias", n'a pas de sens - Au contraire, il faut savoir à qui appartiennent les médias - Car, comment pourraient-ils développer l'acuité des citoyens s'ils ont les mêmes sources, les mêmes contraintes, la même ligne éditoriale (ou à peu près) - J'avoue ne pas comprendre.

Il me paraît urgent pour avancer dans de tels débats, de mettre de côté ses sensibilités politiques -

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le 24 juin

A ce sujet, dans "les nouveaux chiens de garde" de Serge Halimi, ce dernier cite un cours de Chomsky si mes souvenirs sont bons, dans lequel un étudiant lui demande, de manière un peu provocatrice :

" J'aimerai savoir au juste comment les élites contrôlent General Motors" et Chomsky répond :" Les élites n'ont pas besoin de contrôler General Motors, General Motors leur appartient".

Manière de dire qu'une institution, une entreprise, un groupe qui est dans le giron d'un autre adopte automatiquement sa vision des choses, défend les mêmes intérêts.

Certes, le nouvel obs n'a pas besoin d'être détenu par Dassault pour défendre les intérêts de sa direction (Jean Daniel par exemple, dont les livres font l'objet de doubles pages dans le mag de manière éhontée)

Certes, Dassault en détenant l'express, a parfaitement le droit d'exiger une tribune libre chaque semaine pour diffuser ses idées (auquel cas il prend le risque de s'affronter à la rédaction et d'avoir l'image d'un censeur et d'un tyran)

Certes, Edwy Plenel, Colombani ou Serge July peuvent sans problème orienter leur média dans le sens qu'ils jugent bon, mettre au pas leurs rédacteurs, placer leurs hommes aux postes clés.

L'important c'est qu'il y ait suffisamment de groupes concurrents, plus ou moins indépendants, orientés de différentes manières, pour assurer le pluralisme.

Or ce n'est pas le chemin que prennent les démocraties : la logique de concentration économique ( qui a sa logique propre complètement recevable : assurer une taille critique et une place mondiale pour une entreprise) touche à présent les médias (après l'industrie, la défense, le BTP, la pharma...) : Et en plus, les politiques en rajoutent (Berlusconi, Poutine).

Fut un temps pour le candidat Jospin promettait s'il était élu une loi fixant un seuil du capital au delà duquel une entreprise vivant des commandes publiques ne pouvait aller dans le tour de table d'un média.

AQIT devrait, me semble-t-il militer pour l'application de cette régulation de bon sens.

( petite digression, pour rappel, article 9 du préambule de la constitution de 46, texte intégré au "bloc de constitutionnalité" avec la DDHC
de 1789 et la constitution de 58, et donc toujours en vigueur sauf traité international contraire :
"Tout bien, toute entreprise dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit
devenir la propriété de la collectivité"
http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/constit.pdf
il est certes utopique de penser que l'on peut brandir cet article aux faux libéraux subjugués par la constitution de monopoles privés, mais
leur rappeler pourrait peut être calmer leurs ardeurs oligopolistiques, en presse comme ailleurs.)

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le 24 juin

.... L'indépendance actionnariale du Canard enchaîné ne l'empêche pas d'être dépendant de ses propres préjugés et de son manque de rigueur dans beaucoup d'articles! Idem avec Marianne.

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le 24 juin

...aussi vrai qu'il y a quelques journalistes rigoureux au Figaro (et qui se battront sans doute pour conserver une certaine indépendance) - Le pluralisme des médias permet aux individus de se forger une opinion - (donc il est indispensable) mais la rigueur s'impose pour tous, évidemment.

Une argumentation solide et bien construite est respectable qu'on adhère ou pas. De la même manière, le lecteur attend qu'on le respecte, c'est à dire qu'on lui donne des éléments d'information solides et valides, exit de toute considération économique (personnelle ou autre..).

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le 24 juin

Bonjour,

je crois qu'il ne faut pas donner au premier message sur la concentration des actionnaires des médias une mauvaise interprétation. Si j'ai bien compris le sens de son intervention (au-delà des aspects provocateurs), il s'étonnait de la facilité avec laquelle on passe d'une prémisse à une conclusion :
- les médias appartiennent à tel actionnaire majoritaire ;
- donc ils reflètent automatiquement les opinions et les intérêts de cet actionnaire majoritaire ou de ce groupe d'actionnaires.
Effectivement, la question serait : de quelle façon, concrètement, s'opère l'influence de l'actionnaire ? Les journalistes s'auto-censurent-ils ? Y a-t-il des études, voire des "mesures", sur l'influence réellement exercée par les actionnaires sur le contenu du média ?

Peut-être que les références des livres de Mattelart donnés en références répondent à ces questions.

Mais si on se contente de dire "c'est évident que les actionnaires influencent le média", on a sans doute raison, tout comme le français du bistrot dit "c'est évident que l'insécurité augmente" quand il constate la dégradation de l'ambiance dans son quartier... Mais on en reste alors à des impressions guère étayées, exactement ce que l'on reproche habituellement au quidam "non scientifique" qui n'a que son bon sens...
On peut aussi dire que le bon sens suffit, pourquoi pas ? En ce cas, la sociologie et toutes ces "sciences" humaines seraient-elles légèrement redondantes par rapport à l'observation courante ? (Enfin c'est un autre débat, mais je pense qu'il était sous-jacent à ce que Jean a dit et qui a déclenché la polémique...).

Pierre de Beauvillé


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