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Edito

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Pour adhérer, c'est très simple :

1. Compléter le document suivant (« Bulletin d’adhésion en ligne ») et nous l’adresser par courriel à contact@aqit.org
- Dans l’objet du courriel, précisez « Adhésion AQIT» ;
- Dans le corps du courriel, précisez : « Je souhaite adhérer à AQIT, j’approuve ses statuts et son texte fondateur » + votre Nom et Prénom

2. Régler votre cotisation :
- Soit par chèque (ordre « AQIT ») à l’adresse figurant sur le bulletin d’adhésion
- i[Soit par règlement en ligne : cliquer ici [lien à faire vers paypal] pour effectuer votre règlement (option à venir)]i

Vous pouvez également imprimer le bulletin d’adhésion [lien à faire sur un doc PDF] et nous l’adresser par courrier avec votre règlement par chèque (l’adresse courrier figure dans le bulletin d’adhésion).

bulletin_adhesion_09.doc Bulletin Adhésion 09.doc  (141.5 Ko)


2009 est pour la presse écrite, l’année de tous les dangers. L’association AQIT doit plus que jamais faire entendre ses messages : l’information de qualité est non seulement un devoir des journalistes, mais aussi la voie du redressement des médias d'information. AQIT sera également vigilante face aux évolutions qui se préparent.


Voeux du Président d'AQIT pour 2009
Très chers membres actifs, adhérents, sympathisants d’AQIT,

Je vous adresse à tous mes vœux les plus chaleureux pour cette année 2009. Qu’elle vous apporte bonheur et réussite, pour vous et ceux qui vous sont chers.

Ces vœux sont l’occasion de remercier toute l’équipe d’AQIT pour le travail accompli en 2008. Le Bureau d’AQIT, élargi à de nouveaux talents, s’est particulièrement investi cette année.

Nous avons continué d’organiser des Cafés de l’Info passionnants (Emmanuel Schwartzenberg, Patrick Busquet pour Reporters d’Espoir, Patrick Eveno, Erwan Ruty de Ressources Urbaines) et avons fait connaître AQIT dans les assemblées qui comptent de la profession, à Paris, Lille, Reims notamment. Nous avons été invités à nous exprimer dans la presse écrite (Télérama) ou radio (Radio Campus).

Surtout, l’association a su approfondir sa réflexion, en s’ancrant sur le travail qui avait été réalisé dans le cadre de la campagne présidentielle de 2007 (propositions aux candidats). AQIT occupe de plus en plus le rôle de think tank citoyen des médias, avec un positionnement singulier : pluraliste, constructif, exigeant.

Forte de cette crédibilité, qui s’appuie également sur l’implication d’AQIT au sein de l’APCP (Association de Préfiguration d’un conseil de Presse, dont j’occupe depuis fin 2008 le poste de Trésorier), l’association AQIT est de plus en plus écoutée.

AQIT a pu adresser sa contribution aux réflexions initiées sur l’avenir de la presse écrite par le Président Sarkozy, que ce soit lors du rapport préparatoire aux Etats Généraux de la Presse écrite (Rapport Giazzi) que lors de ces Etats Généraux où AQIT a été invitée à participer au sous-groupe « Contenus » du Pôle « Presse et Société » animé par François Dufour.

Pour tout ce travail accompli en 2008, je tiens à remercier les membres du bureau, et particulièrement Pierre de Beauvillé, vice-président d’AQIT, et Martine Aronowicz. Sans leur travail et leur soutien moral, jamais l’Association n’aurait atteint cette envergure. Je tiens également à remercier aussi Joëlle, qui nous a rejoint cette année et a mis beaucoup d’énergie positive dans notre association. Je tiens enfin à remercier tous ceux qui nous ont rejoint récemment dans la nouvelle équipe de rédaction.

Mais parlons un peu d’avenir !

2009 est pour la presse écrite, l’année de tous les dangers, et pour les médias, la promesse de nouveaux bouleversements. Crise économique générale, réformes de l’audiovisuel et de la presse écrite, modèle économique des médias à réinventer face à la montée toujours croissante de l’information gratuite sur internet et des possibilités ouvertes par les nouvelles technologies.

L’association AQIT doit plus que jamais faire entendre ses messages : il est du devoir des journalistes de produire une information de qualité, afin de nourrir la démocratie avec des éléments permettant un débat fécond, basé sur la réalité des faits analysés avec une pluralité d’éclairages. L’information de qualité est non seulement un devoir, mais aussi la voie du redressement. Par une information de meilleure qualité, les quotidiens français – et les médias d’information en général – retrouveront la confiance et l’estime du public, donc davantage d’audience… et de revenus. Ces revenus devant être réinvestis dans le reportage de terrain, la qualité de l’information… et enclencher un cercle vertueux.

Voici tout le bien que nous souhaitons aux médias d’information français pour 2009. Que la force de la menace pousse enfin la profession (patrons de presse, « cadres », journalistes, actionnaires) à s’engager dans ce cercle vertueux.

AQIT sera également vigilante face aux évolutions qui se préparent. Dans les jours prochains, nous ferons connaître notre réaction aux propositions des groupes de travail des Etats Généraux de la Presse Ecrite réunies dans le Livre Vert présenté à Christine Albanel jeudi 8 janvier.

Nous vous invitons d’ailleurs à participer à l’édition spéciale des Assises du Journalisme qui se tiendra le mardi 20 janvier à la Maison des Métallos (Paris XI), et où nous nous exprimerons sur ce point (www.journalisme.com).

AQIT doit encore mieux se faire connaître, aussi je vous engage à faire connaître l’association autour de vous, et à nous soutenir en adhérant à AQIT. Un formulaire en ligne d’adhésion ou de renouvellement est ou sera disponible dans les prochains jours sur notre site web (www.aqit.org) avec plusieurs formules d’adhésion, dont une simple à 10€. Dans cette attente, vous pouvez également nous adresser un chèque à l’ordre d’AQIT (20€, adhésion membre actif, 10€ adhésion simple) à l’adresse figurant plus bas, avec les informations suivantes sur papier libre : nom, prénom, adresse, téléphone, e-mail, profession.

Enfin, à tous ceux d’entre vous qui souhaitent nous aider dans notre combat pour la qualité de l’information, nous vous proposons également de nous rencontrer lors d’une réunion ouverte, le jeudi 22 janvier 2008, à 21H00, à l’étage du Café Le Voltigeur (59 r Fbg St Antoine 75011 PARIS – en face du Café de l’Info). Nous pourrons ainsi vous exposer nos nouveaux projets, notamment concernant la refonte du site internet et la publication plus régulière d’articles d’observation des pratiques médiatiques en fonction de notre grille de critères de qualité.

Concernant les Cafés de l’Info, nous accueillerons jeudi 12 février Lorenzo Virgili sur la précarité des photo-journalistes et le 3 mars Jean-Marie Charon, sociologue de référence des médias.

A toutes et tous, une très bonne année 2009 !

Thomas Zlowodzki
Président d’AQIT - acuité

Association pour la Qualité de l’InformaTion
75 avenue Philippe Auguste
75011 Paris
www.aqit.org
contact at aqit.org




Ou comment TF1 sacrifie Florence Schaal pour éviter de regarder en face les dérives de son mode de production de l’information, symptomatiques de l’ensemble de la profession.


L’arbre qui cache la forêt
Florence Schaal, journaliste à TF1, avait annoncé de façon erronée dans le journal de 20H00 du 8 août le décès d'un jeune garçon disparu dans le département de la Drôme.

Elle a été licenciée mardi soir par TF1.

Extrait de l’article du Parisien

«TF1 m'a notifié sa décision de me licencier pour faute grave avec les conséquences juridiques que cela implique», a indiqué mardi soir à l'AFP Florence Schaal.
De son côté, la direction de TF1, jointe par l'AFP, a confirmé le licenciement de Florence Schaal mais n'a pas souhaité en préciser le motif.
«Je suis stupéfaite et blessée par la dureté de cette sanction. Il est évident que je sers de bouc-émissaire, seule explication logique au caractère disproportionné de cette sanction», a dit la journaliste.


Nous pensons à AQIT que cette erreur de Florence Schaal, aussi condamnable soit-elle (une information doit être vérifiée, sinon il s’agit de désinformation) est loin d’être le plus grand mal qui ronge la production d’information, à TF1 ou ailleurs. Cette erreur est « visible », mais est-elle la plus importante ? Elle a été rectifiée dans la soirée, et si l’on peut comprendre l’impact qu’elle a pu avoir sur la famille concernée, pour le reste des français, l’impact est beaucoup moins évident

A notre sens, la décision de TF1 de licencier Florence Schaal, en plus d’être suspecte d’être un règlement de comptes personnel, dédouane la direction de la chaîne à bon compte, et lui évite de se poser trois questions, beaucoup plus importantes :
- quelle est la fiabilité et la qualité des informations produites par TF1, au-delà de ce cas particulier ?
- quelle est le poids légitime à donner aux faits divers (sinistres) dans un journal d’information télévisé grand public ?
- quel est l’impact de la course au scoop et à la rapidité dans la publication des informations ?

Au-delà de l’annonce erronée de la mort d’un jeune garçon, c’est l’importance de ce type de faits divers qui nous parait disproportionnée. Le vrai scandale, ce n’est pas l’erreur, c’est le fait que les faits divers prennent du « temps de journal » qui pourrait être consacré à traiter plus en profondeur des sujets qui concernent tous les français, ou en tout cas une large partie d’entre eux, plutôt que d’utiliser des drames individuels pour « faire pleurer dans les chaumières » et capter le téléspectateur en jouant sur son goût pour le spectaculaire et le morbide.
Par ailleurs, l’épisode Schaal devrait surtout conduire à revoir l’importance accordée à la « course au scoop » et au dogme du « primat de la rapidité » dans la production d’information. Ces deux objectifs que les journalistes des JT se donnent nous paraissent en effet relever davantage d’un désir de « briller parmi ses pairs » (les journalistes souhaitant publier l’information avant les confrères) plutôt que d’un souci réel du public.

En conclusion, AQIT :
- regrette la décision de TF1 et appelle au ré-examen de celle-ci, avec pourquoi pas la réintégration de Florence Schal au sein de la rédaction de TF1 ; sans renier à TF1 le droit d’appliquer à la journaliste - et aux autres (co)responsables éventuels de cette erreur- d’autres types de sanctions.
- souhaite l’ouverture d’un débat public sur ce qui a conduit à sortir cette information, au sein de TF1, Florence Schaal n’étant sans doute pas seule impliquée. Nous regrettons que n’existe pas encore un Conseil de Presse en France, qui aurait pu se saisir de cette affaire dès son début, c'est-à-dire dès le dérapage de Florence Schaal connu. Nous rappelons notre soutien au projet porté par l’APCP (Association de Préfiguration d’un Conseil de Presse), qui compte AQIT parmi ses membres fondateurs.
- souhaite l’ouverture d’un débat par TF1 sur sa mission d’information : quels objectifs se donne la rédaction de TF1 ? Quels moyens pour y parvenir ?
- souhaite l’élargissement de ce débat aux autres médias français, qui méritent pour la plupart d’entre eux une remise en question tout aussi importante que TF1



Les scores d'audience fascinent certains journalistes. Exemples radiophoniques.


Charlotte Le Grix de la Salle
Charlotte Le Grix de la Salle
Le veau d’or « audimat » fascine en premier lieu… les journalistes ! Ou plutôt, certains d’entre eux. Le problème c’est que ces « certains » sont ceux-là même… qui traitent de l’actualité des médias ! Ainsi, dans l’émission de JM Morandini sur Europe 1, sont chaque jour égrenés les chiffres de l’audience de la veille. Non pas seulement comme une information, mais un peu comme une remise des prix, le programme ayant réalisé un audimat médiocre - catégorie fort subjective au demeurant car la « performance » dépend de ce que le journaliste « attendait » du programme- étant immanquablement qualifié de « décevant » ou de « contre-performance ».

Là où le bât blesse, c’est qu’il n’est jamais - ou rarement - fait état de la « qualité » de ces programmes, et encore moins de la mission spécifique du service public. Si un programme ne trouve qu’un million de téléspectateurs (pour France2), mais qu’il s’agit (par exemple) d’un documentaire d’histoire ou d’investigation, doit-on considérer qu’avoir informé un million de personnes est une chose inutile ? Certes, on peut regretter qu’il n’ait pas pu renforcer l’acuité intellectuelle et politique de davantage de citoyens, et réfléchir aux moyens d’améliorer son « attractivité » sans en dénaturer la qualité « informative ».

Mais M. Morandini n’est point seul dans cette attitude. La radio RTL utilise dans ses matinales la même cérémonie des audiences de la veille. Et Canal + n’est pas en reste, en la personne de la pétulante Charlotte Le Grix de la Salle, qui présente le magasine « + Clair »*, sorte de « Magasine des médias », le samedi midi sur Canal +. Elle recevait samedi 4 novembre M. Éric Stemmelen, Directeur des programmes de France 2. Ses questions portaient uniquement sur les audiences des programmes, sans jamais sembler imaginer que l’audience pouvait ne pas être l’objectif numéro 1. M. Stemmelen se défendait en prônant une politique de qualité, qui serait payante sur le long terme. Même si en revanche pour certains programmes de divertissement il était capable de retirer rapidement de l’antenne ceux qui ne trouvaient pas leur public.

Le soir même, « Faisons un rêve », la pièce de Sacha Guitry qui marquait le retour du théâtre en direct en prime time sur une grande chaîne généraliste (France 2) faisait un carton et réunissait 5,4 millions de téléspectateurs, soit 29 % de l’audience ce soir là.

Sans donner de blanc-seing à la Direction de France 2, car il ne suffit pas de déclarer faire de la qualité pour en faire effectivement, nous ne pouvons que saluer cette volonté de se détacher de l’audimat. La programmation d’une pièce de théâtre en prime time, même s’il ne s’agit pas d’information, est tout de même un acte fort qui mérite d’être salué. Nous sommes également heureux qu’elle ait trouvé son public…

Affaire à suivre…

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